Décembre 2020

Il y a une ombre sur ce décembre. Et cependant tout aspire à la lumière, tous attendent l’inversion, la grande inversion qui liera la course ascendante des jours à la décroissance du fléau. Décembre des fêtes est là, mais comme amputé de son éclat rituel, avec l’ombre des éprouvés, des laissés pour compte, des disparus.... Lire la Suite →

Novembre 2020

Octobre s’en est allé dans son frou-frou de feuilles mortes emportant glands, faines, marrons et les dernières hirondelles en discrètes volées. On nous a décalé les heures pour qu’il fasse jour à notre lever. Peine perdue, l’obscurité va nous courser un peu plus tard, au déjeuner. Et la nuit nous tombera dessus, très vite, après... Lire la Suite →

La baigneuse de Spa

À chaque bout de ville, un beau rond-point se place ;L’un d’eux qui bride Spa exhibe des appasQui sans se dérober, laissent l’homme de glaceL’invitant à porter un peu plus loin ses pas.Car, fi d’une sylphide aux déliés de marbre,D’un bronze dédié aux vertus de nos eaux,Nos édiles ont choisi, s’ébrouant sous les arbres,Un mannequin de... Lire la Suite →

Octobre 2020

  Sobre, c’est peut-être l’adjectif rimé qu’évoque le mieux octobre 2020. Bien sûr, les couleurs de l’automne se réservent. Elles n’ont pas encore la splendeur éclatante et brève qui prélude à l’hiver. Tout juste, elles s’oxydent d’un peu de pruine ou se tavèlent de gerçures. Il a plu ; plu sur nos espérances de déraison,... Lire la Suite →

Septembre 2020

L’août s’en va dans ses pantoufles en épis fanés, dans l’ondulation fauve des houlques et des luzernes, dans la désillusion des humains toujours contraints. C’est que, c’est dur de brider plus longtemps nos aspirations d’épicuriens, s’en tenir à l’alimentaire, au trivial, voiler constamment son haleine et sa face par d’éphémères écrans. Oui, Sapiens est toujours... Lire la Suite →

La dentelière

Je t’ai vue, Arachné,  dans une ombre, dans Bruges,Au détour d’une impasse et près du vieux canal.Le jour, en son déclin, n’était plus qu’un fanalAu milieu de nuées annonçant un déluge. Et tu tissais, assise et tes doigts étaient fins,Lestes sur le carreau, et sous l’âpre lumière,Ils jouaient. Les fuseaux,  éventail éphémère,Encadraient ton travail posé... Lire la Suite →

Août 2020

Voici  que juillet s’achève dans la touffeur d’une onde caniculaire. Les juillettistes défont des valises dont la moitié du contenu est néanmoins restée indemne. C’en est ainsi de la météo chez nous, aléatoire comme la giration du four micro-ondes. Ostende Pareil pour le covid 19 qui va, qui vient, qui frappe par ci ou par... Lire la Suite →

Un poème de Siska Moffarts

Notre amour Photographiée par Philippe Genette Notre amour légerNotre amour étoiléAmour désamourLourd comme sac de pierresDe froidure et d’hiverNotre amour d’encre et de sangAmour pesantD’épines et de rosesForteresse closeNotre amour blesséAmour arméDe torts et de raisonsDe rédemption de redditionNotre amour de flammes de braisesDe ciel et de terre glaiseEnfant réfractaireDe nos âmes solitairesMais le nôtre... Lire la Suite →

Le Petit de ma Petite….

Le Petit de ma Petite a fait une Petite Qu’il nous reste encore quelques longues années,Quelques semaines à vivre ou bien quelques journéesIl n‘est jamais trop tard avant le grand départ,De vivre sa vieillesse en forme d’œuvre d’art. Viviane Trasenster Inspiré de Jeanne Cherhal "Quand nous aurons cent ans"30/06/2020

Juillet 2020

Atermoiements, le fil des jours, comme le temps, hésite à graver sa marque. Demain sera-t-il ce qu’hier nous imaginions ? Le temps au temps criait sécheresse… voici la fraicheur, la pluie, le vent. La boussole de l’évènement perd le Nord magnétique, et d’ailleurs est-ce le même Nord, le Nord ? Des policiers ont tué –... Lire la Suite →

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