Ecrire avec Cécile Miguel – suite

Dans l’errance la plus noire, l’Homme angoissé croit devenir fou. Il voudrait revoir son soleil jaune, ses forêts vertes, la fulgurance des couleurs. Il court à perdre haleine, discourt afin que d’autres se souviennent des merveilles en harmonie avec l’ancien monde. Dans l’Œil immense, de mêmes yeux noirs s’agrandissent pour fuir l’Homme. Claudine, à propos... Lire la Suite →

Ecrire avec Cécile Miguel

  Lumière éteinte  Noir profond  J’ai peur…. Vous arrivez  Errez  Dansez  Agitez vos tentacules au-dessus de mon visage. Mes yeux sont clos Je vois les vôtres J’ai peur… Qui êtes-vous ?  D’où venez-vous ? Qui cherchez-vous ? J’ai peur…  Peur des géants ! Je me lève, j’allume, vous fuyez.  Finie l’errance… AH… si j’avais mangé mes ancêtres ! Bernadette, d’après... Lire la Suite →

Novembre

Il choit, novembre. Ainsi que les feuilles mortes, il annonce, comme un coup de gong, la fin des beaux jours…. avec les lointains coups de feu qui s’échappent des forêts. Les bancs désormais déserts invitent en vain les brumeux paysages. La baigneuse en acier corten frissonne dans sa rouille de saison.  Les aboiements des cognées ont... Lire la Suite →

Octobre

Il suit la file, Octobre, il enfile les mois en « brr » qui cheminent à la fin de l’été. La pluie enfin! Bus, épuisés, nos petits ruisseaux étirent dans les creux des langues altérées.  Notre vieille croûte terrestre assoiffée cache mal, sous une végétation déprimée, ses rides et ses fissures. Heureusement, les sources n’ont pas tari ; au... Lire la Suite →

Septembre

Partis les martinets, évadé le coucou, nos bois silencieux pleurent le rossignol. Le grand calme saisonnier infuse la nature. Un signal invisible étend son voile sur l’ardeur des couleurs et des sons. Seuls éclatent encore au jardin les pompons des dahlias et les rouges capucines. Les jours sont rongés quotidiennement de quatre minutes d’éclairement. Depuis... Lire la Suite →

Août

  Éteints les vacarmes de Juillet. Les Belges reprennent souffle après la canicule.  Les festivals et les orages ont déferlé leurs tonnerres.  La nature, interventionniste au tour de France comme au grand prix F1, a dicté sa loi. Elle s’avère être dure, de plus en plus. Et le labeur des hommes endure ses sanctions. Enfin,... Lire la Suite →

Juillet

Les roses de juin s’effeuillent. La fragrance des chèvrefeuilles s’essouffle dans la touffeur  de  crépuscules caniculaires. Monsieur et madame Merle, en attente,  se relayent dans la fraicheur du lierre et des roses mourantes. C’est l’été. Juillet s’est ouvert chaud dans un relent confus de vacances, de trêve et de travaux routiers. Il flotte un air... Lire la Suite →

Rouge

Rouge, la lune au-dessus du bois. Rouge, la source qui naquit aussitôt. Rouges, la jupe, les jambes, les sandales, la culotte de la jeune fille.   « Et puis, grand-mère, que s’est-il passé ?  - D’après la grand-mère de ma grand-mère, c’était la plus jolie fille du village. Elle avait 15 ans et tous les garçons en... Lire la Suite →

Juin

Juin s’est penché sur l’étang vert. Il rit : deux demoiselles rouges et bleues  zigzaguent et puis s’arriment en face à face. Il nique le vieux saule en perruque trempant dans l’eau glauque ses mèches à peine décloses, salue les langues jaunes des iris tendus comme des piques au garde-à-vous, épie le mufle humide d’une grenouille... Lire la Suite →

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