Mars 2021

Mars à nouveau de retour. Mon arbre pleure. Un an déjà que le mois, martial et impérieux, nous colle un masque sur la bouche.  C’est un cycle indécent, hors la norme millénaire. Les gens se rebiffent invoquant des lois de démocratie autoproclamée. La Covid, entourée de sa cour de variants, s’en fiche comme d’une guigne :... Lire la Suite →

Février 2021

Janvier parti, les fastes tout relatifs de nos fêtes ont rendu nos pavés à la routine morne de tous les jours. Restent encore quelques guirlandes inertes éplorées des ruissellements quotidiens. Positivons en pensant aux réserves phréatiques garantes d’un été serein. Grisons-nous des torrents qui dévalent nos ruisseaux, des figures cycloniques qu’ébauchent les rigoles au déprimé... Lire la Suite →

Un poème

L'AURORE J’épie, la lueur vague émergeant incertaineDu manteau de la nuit posé sur l’horizon,En plumetis plâtreux qui plane et puis se traineComme une pâle almée en blême pamoison. Et puis se teint de rose en un coulis languideLe voile qui s’étend, s’insinue et confondSous le dôme étoilé, d’un noir déjà plus fluide,Les nuages du ciel... Lire la Suite →

1er janvier 2021

Voilà l’année ouverte. La neige est comme l’Arlésienne de Daudet, tout le monde en parle mais on ne la voit toujours pas. De toute façon, la glisse est interdite, ici et ailleurs. On fête l’année nouvelle, mais singulièrement. Des bulles oui, mais de toutes petites bulles comme celles du Pouhon. Les jaunes, celle de Pipers... Lire la Suite →

Décembre 2020

Il y a une ombre sur ce décembre. Et cependant tout aspire à la lumière, tous attendent l’inversion, la grande inversion qui liera la course ascendante des jours à la décroissance du fléau. Décembre des fêtes est là, mais comme amputé de son éclat rituel, avec l’ombre des éprouvés, des laissés pour compte, des disparus.... Lire la Suite →

Novembre 2020

Octobre s’en est allé dans son frou-frou de feuilles mortes emportant glands, faines, marrons et les dernières hirondelles en discrètes volées. On nous a décalé les heures pour qu’il fasse jour à notre lever. Peine perdue, l’obscurité va nous courser un peu plus tard, au déjeuner. Et la nuit nous tombera dessus, très vite, après... Lire la Suite →

Octobre 2020

  Sobre, c’est peut-être l’adjectif rimé qu’évoque le mieux octobre 2020. Bien sûr, les couleurs de l’automne se réservent. Elles n’ont pas encore la splendeur éclatante et brève qui prélude à l’hiver. Tout juste, elles s’oxydent d’un peu de pruine ou se tavèlent de gerçures. Il a plu ; plu sur nos espérances de déraison,... Lire la Suite →

Septembre 2020

L’août s’en va dans ses pantoufles en épis fanés, dans l’ondulation fauve des houlques et des luzernes, dans la désillusion des humains toujours contraints. C’est que, c’est dur de brider plus longtemps nos aspirations d’épicuriens, s’en tenir à l’alimentaire, au trivial, voiler constamment son haleine et sa face par d’éphémères écrans. Oui, Sapiens est toujours... Lire la Suite →

La dentelière

Je t’ai vue, Arachné,  dans une ombre, dans Bruges,Au détour d’une impasse et près du vieux canal.Le jour, en son déclin, n’était plus qu’un fanalAu milieu de nuées annonçant un déluge. Et tu tissais, assise et tes doigts étaient fins,Lestes sur le carreau, et sous l’âpre lumière,Ils jouaient. Les fuseaux,  éventail éphémère,Encadraient ton travail posé... Lire la Suite →

Août 2020

Voici  que juillet s’achève dans la touffeur d’une onde caniculaire. Les juillettistes défont des valises dont la moitié du contenu est néanmoins restée indemne. C’en est ainsi de la météo chez nous, aléatoire comme la giration du four micro-ondes. Ostende Pareil pour le covid 19 qui va, qui vient, qui frappe par ci ou par... Lire la Suite →

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