Novembre 2020

Octobre s’en est allé dans son frou-frou de feuilles mortes emportant glands, faines, marrons et les dernières hirondelles en discrètes volées. On nous a décalé les heures pour qu’il fasse jour à notre lever. Peine perdue, l’obscurité va nous courser un peu plus tard, au déjeuner. Et la nuit nous tombera dessus, très vite, après... Lire la Suite →

Octobre 2020

  Sobre, c’est peut-être l’adjectif rimé qu’évoque le mieux octobre 2020. Bien sûr, les couleurs de l’automne se réservent. Elles n’ont pas encore la splendeur éclatante et brève qui prélude à l’hiver. Tout juste, elles s’oxydent d’un peu de pruine ou se tavèlent de gerçures. Il a plu ; plu sur nos espérances de déraison,... Lire la Suite →

Septembre 2020

L’août s’en va dans ses pantoufles en épis fanés, dans l’ondulation fauve des houlques et des luzernes, dans la désillusion des humains toujours contraints. C’est que, c’est dur de brider plus longtemps nos aspirations d’épicuriens, s’en tenir à l’alimentaire, au trivial, voiler constamment son haleine et sa face par d’éphémères écrans. Oui, Sapiens est toujours... Lire la Suite →

La dentelière

Je t’ai vue, Arachné,  dans une ombre, dans Bruges,Au détour d’une impasse et près du vieux canal.Le jour, en son déclin, n’était plus qu’un fanalAu milieu de nuées annonçant un déluge. Et tu tissais, assise et tes doigts étaient fins,Lestes sur le carreau, et sous l’âpre lumière,Ils jouaient. Les fuseaux,  éventail éphémère,Encadraient ton travail posé... Lire la Suite →

Août 2020

Voici  que juillet s’achève dans la touffeur d’une onde caniculaire. Les juillettistes défont des valises dont la moitié du contenu est néanmoins restée indemne. C’en est ainsi de la météo chez nous, aléatoire comme la giration du four micro-ondes. Ostende Pareil pour le covid 19 qui va, qui vient, qui frappe par ci ou par... Lire la Suite →

Un poème de Siska Moffarts

Notre amour Photographiée par Philippe Genette Notre amour légerNotre amour étoiléAmour désamourLourd comme sac de pierresDe froidure et d’hiverNotre amour d’encre et de sangAmour pesantD’épines et de rosesForteresse closeNotre amour blesséAmour arméDe torts et de raisonsDe rédemption de redditionNotre amour de flammes de braisesDe ciel et de terre glaiseEnfant réfractaireDe nos âmes solitairesMais le nôtre... Lire la Suite →

Juillet 2020

Atermoiements, le fil des jours, comme le temps, hésite à graver sa marque. Demain sera-t-il ce qu’hier nous imaginions ? Le temps au temps criait sécheresse… voici la fraicheur, la pluie, le vent. La boussole de l’évènement perd le Nord magnétique, et d’ailleurs est-ce le même Nord, le Nord ? Des policiers ont tué –... Lire la Suite →

Juin 2020

Non, ce n’est pas le juin des ans passés qui s’annonce. La nature est là bien sûr, avec ses ombrages somptueux, ses oiseaux revenus, ses mouches vibrionnantes, ses pavots qui déjà s’étiolent. Mais demain, les cours des écoles ne retentiront pas, comme autrefois, de cris d’enfants. Les classes auront clairsemé leurs pupitres et des règles... Lire la Suite →

Mai 2020

Il est joli, le mai 2020 ! Gardez vos muguets, bois profonds; vos odorants bouquets ne fleuriront pas, cette fois, les kiosques et les marchés, les enfants ne répéteront pas en classe le compliment convenu pour leur maman… Désormais, les rues indolentes étalent leurs espaces dilatés. Nos échangeurs routiers ressemblent à des nœuds d’improbables rubans. Nos... Lire la Suite →

Le grand procès

Jamais on n’avait vu déglinguer la planète D’un si stupide entrain, de si sotte candeur ; Le soleil écopait, sans pipe ni canette, L’eau des étangs, des lacs  d’une terrible ardeur ; Il buvait les glaciers, écornait les banquises, Suscitait des déserts  allumant cent brasiers, Calcinant les maisons, consumant les halliers, Noyant les lagons bleus des lointaines... Lire la Suite →

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