Octobre 2022

Octobre frappe à la porte, on le sent ; mortes, des feuilles d’arbre recroquevillent, bruissent sous les pas ou collent au trottoir. Sur la couronne, les zones clairsemées allument des fournaises de lumière attisées par les soleils déclinants. Les aubes plus feutrées s’estompent de strates vaporeuses. L’automne est là, dans ses fulgurances, ses clairs-obscurs et aussi ses pointes de nostalgie.

À nulle autre saison, on ne sent mieux le temps qui passe. Et c’est vrai que l’actualité effiloche des bribes de tristesse. La guerre d’Ukraine s’ensanglante de crimes et fait mine d’amplifier encore. Poutine lève de nouvelles troupes, réitère ses menaces nucléaires.

L’énergie en crise, la saturation de migrants étrangers, ce difficile rébus climatique qui voudrait réduire la consommation alors même que l’activité stagnante appelle à un regain de dynamisme, tout concourt à exacerber les menées activistes et l’extrémisme y trouve son compte.

Chacun pèse avec inquiétude les surcoûts qui s’affichent aux compteurs et aux tickets de caisse. Et la météo morose se met au diapason.

Un peu d’éclaircie tout de même : la récolte des patates est sauvée, les betteraves sont bonnes et les vignes annoncent de beaux crûs. Allons, si tout va mal, nous reste encore la possible ivresse de lendemains meilleurs !      

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