Écrire avec Norge

Sur le thème des saisons, fruits, éléments, animaux, … évoquez un souvenir sous la forme d’une courte prose poétique
Le muguet résonne au loin. Ses clochettes vibrent sous les promesses de mai.  Sa voix est claire sauf s’il perd son gué.
Quel filou !  Sous sa pâleur virginale, il cache son doux poison.  Il se dissimule dans les sous-bois, ni trop présent, ni trop passé.  Son parfum subtil envoûte travaillées.
Garde à vous. Ding ding résonnent les clochettes.
La faucheuse rôde. Elle apprécie ce Bel-Ami.

Choisir un objet ou un lieu concret et lui consacrer un court poème
Canis niché. Bouclé, crollé, ondulé, nain, royal.
Au bout de la longe, trottine mémère.
Pauvre de toi, riche de tes mimiques, te voilà au cirque.
Canis niché sur ton strapontin, assis sur ton popotin, secoué comme un pantin.
De toi, je fais un cas, reste dans ta niche, tristeux caniche.

Bernard L.

Détournez des mots, des expressions
Mes doigts l’aiment
Ils l’apprivoisent
Mes oreilles l’aiment
Elle les chouchoute
Ca turflute dans la  maison
Ca soufflote à Chermignon
Elle me suit à la montagne
Se met sur son 31
Pour voyager
Dans son bel étui rouge
Du bois
Des trous
Du vent
C’est elle, ma flûte !

Composer un court texte sur la faim et la soif
Faim de chaleur, faim de soleil,
Faim de repos, faim de merveilles,
Mais avant tout, faim d’appétit…

Soif de l’eau fraîche du ruisseau
Soif des vignes du Valais
Mais avant tout, soif de nous…

Bernadette P.

Détournez des expressions
Elle avait tout pour plaire
des lanternes plein son jardin
des fleurs aussi, et du jasmin
elle adorait la terre
ses vers et ses limaces
qui lui laissaient les traces
de la vie qui grouillait
là-dessous elle adorait
la vie qui le lui rendait bien
et les lanternes ne se prenaient pas
pour des vessies, c’est malin !

La page blanche était blanche, c’était la page de la désespérance.
Allez, jette-toi à l’eau, dit la muse, t’as voulu, t’es venu, t’as pas encore vaincu, plouf !  Laisse, que je jette un œil… mauvais tout ça !
Et elle éclate de rire.
C’est pas une muse, c’est une sorcière, je vais lui tordre le cou et tirer les marrons de sa lyre enchantée.  Ca ne fait pas un poème, tant pis ! 

Ô muse ô désespoir ô toi mon ennemie !

Mady P.

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