Novembre 2021

Il est là derrière la porte, Novembre s’en vient les bras chargés des choses dures tombées des arbres. Noix, noisettes, marrons, châtaignes, s’invitent aux étals après avoir croqué sous nos semelles. Les faines et les glands tapissent en tapinois leurs amertumes mêlées.

Elles sont les sœurs âcres des mesures qui vont tomber de la grande « Cop 26 » qui, en ce moment, prend ses assises à Glasgow.

Dans ma ville, on n’en finit pas de faire des trous et les reboucher. Meyerbeer, délesté de son âne, n’en finit pas d’écouter les marteaux-pics et les engins de chantiers battant les mesures d’un opéra dément.  

Et comme si ce n’était pas assez, il nous faut subir encore les rebonds de l’affreuse  Covid 19 dont l’hydre hideuse resserre à nouveau son étreinte.

On se consolera à la douceur d’un automne indulgent,  à la palette incomparable des feuillages. Le grand effeuillage a commencé sous nos yeux voyeurs et nous guettons, émerveillés, le strip-tease émouvant des robiniers, des érables et des grands chênes d’Amérique dont les lames de bronze planent doucement dans les matins brumeux.

Un grand silence mouillé enveloppe les choses car c’est l’au-revoir de la saison qui s’en va et se joint à celui des défunts que tantôt nous irons fleurir sur les tombes.          

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑