Juin

Juin s’est penché sur l’étang vert,
Juin flambant de genêts, las de roses soufrées !
Il rit, doré, bras tendus vers
Les nénuphars, l’eau balafrée

De vols bleus, de soleil mouvant,
L’ eau qui sous 1e manteau flottant des populages
Voudrait dormir malgré le vent…
Mais 1e vent n’est pas sage !

Il la crible de papillons,
Traque dans les roseaux ses jeunes libellules,
Taquine les crapauds brouillons
Qui coassent en bulles.

L’ éveil rauque d’un râle d’eau
Troue un rêve échoué — rêve de fleur géante.
Chassé de son Eldorado,
Le cygne aux plumes lentes

S’ étire et navigue avec moi,
Promenant sans éclat son image inversée,
Sœur frissonnante,  sœur d’émoi
Du long reflet de ma pensée.

Flore Many

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