Un poème

L’AURORE

J’épie, la lueur vague émergeant incertaine
Du manteau de la nuit posé sur l’horizon,
En plumetis plâtreux qui plane et puis se traine
Comme une pâle almée en blême pamoison.

Et puis se teint de rose en un coulis languide
Le voile qui s’étend, s’insinue et confond
Sous le dôme étoilé, d’un noir déjà plus fluide,
Les nuages du ciel et la brume du fond.

Quand soudain s’ourle autour du clocher du village,
Autour de l’arbre mort et du faîte d’un toit,
En liseré de feu, braisillante, la cage
D’un faisceau de soleil irradiant des bois.

C’est l’instant suspendu, attente magicienne
Des trilles proclamant l’avènement d’un jour
Pour que je lâche, enfin,  la lame des persiennes
Et me coule allongé au chaud de mes amours.

Michel Gelin

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