Jeu d’écriture – Le texte de Jacques

*  Un été meurtrier

SN8YHf1hRzhtvJPle428s6uVTf9d1QY2FODdn58lGKhetmWho-TdOUAib14MbHhcVfvxrWnc3FKvnHIpNfJwMMYpWmXs7hpqNzKTHt8s3-ekuP5cStrQCgNsLACsz9xDtbakvlMFW5b3Y8F4svox7DmrJHCpjZ7vrdST1_uyLGH6x8KSfvoE84zdnV0_tu_Ph5eMvXmqx2gvHfLKJ4giD

Étonné que nous ayons connu un été tel que qualifiable de meurtrier, j’élaborai en rêve le scénario d’un court métrage y ayant trait. Si meurtrier a-t-il été, cet été, que les plaintes des agriculteurs les puissent faire passer pour misérables : « C’est pas une vie», expirait mon voisin Jules. Il ahanait sous la canicule, sans plus d’envie pour la religieuse au café de quatre heures que sa vieille maîtresse, une ancienne vagabonde surnommée Nana (Oh oui !) et tout aussitôt honte de la famille, ne manquait nul jour pour s’en aller la lui acheter à l’autre bout du bourg. Cette chaleur ! Moins que jamais la meuf n’eût dit au retour forcé de son amant : « Pars vite et reviens tard. » Donc, quoi qu’il en dît, notre lion du matelas bourré de plumes d’oie n’était pas sans famille. Il n’empêche : ses quelques vieilles tantes, ou verdâtres ou cramoisies, à qui noces barbares et nuits fauves– de bien jolies choses à ce qu’il paraît – avaient  été épargnées, le maintenaient sans stupeur et tremblements à leur égard.

Bref, l’adversaire de la bien-pensance et de la bienfaisance, le poil de carotte de la convenance morale, l’étranger de la famille, doux Jésus, c’était  lui.  De guerre lasse, c’est donc des semaines durant que Jules s’en retournait prématurément  dans sa tanière aux antipodes d’une suite française et où, faute de mieux, il cultivait la Nana… « Je l’aimais, je l’aime encore », se disait-il.  Et si c’était vrai pourtant… « Vrai de vrai », répétait-il. Et quand elle voyait bien son souci des récoltes futures, il répondait en forme de déni : « Je vais bien, ne t’en fais pas

Est arrivé l’inévitable : en cas de malheur climatique, de piteux produits ! Mais qu’y pouvait donc Jules ?  En cette nuit du 12 au 13, je restai à quai, sur ce quai des brumes où nous dépose si souvent un fort bref et impotent vol de nuit.

* En bleu les titres de films/romans : Bravo Jacques, ils y sont tous !

Jacques

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑