Ecrire avec Cécile Miguel – suite

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Dans l’errance la plus noire, l’Homme angoissé croit devenir fou.
Il voudrait revoir son soleil jaune, ses forêts vertes, la fulgurance des couleurs.
Il court à perdre haleine, discourt afin que d’autres se souviennent des merveilles en harmonie avec l’ancien monde.
Dans l’Œil immense, de mêmes yeux noirs s’agrandissent pour fuir l’Homme.
Claudine, à propos d' »Errance crépusculaire »

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Voyage
Au milieu de la ville tentaculaire, aux couleurs vives, aux courbes vacillantes, l’Homme tente de vivre.
Le chaos l’entraîne vers les circonvolutions cachant la noirceur des lieux.
Des zones blanches l’attirent… C’est le vide.
L’espace coloré l’appelle vers un mirage solaire…
C’est le chaos. La solitude est sans fin.
Il ne veut pas de ces êtres filiformes, de ces yeux rouge feu, de ces visages nucléaires, symboles de mort.
Il veut la fleur, son parfum, le chat, sa fourrure, l’arbre, ses bourgeons, l’oiseau, son gazouillis.
Il veut l’embryon dans sa coque, qui enfantera la femme, l’amour.
Il veut le sommeil, avec ses rêves.
Il veut le silence, pas son ombre.
Claudine, 
d’après des dessins sur papier d’immeubles élancés, courbes, colorés

 

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Ces yeux pour nous surdimensionnés sont « l’Œil primordial », c’est-à-dire la vie selon la nature.
Si celle-ci est capricieuse, elle est surtout contrariée par l’homme.
D’où ces désordres picturaux, ces spectres de l’obscurité et toujours ces yeux de vies qui ne peuvent naître.
Voilà votre drame, Cécile !
Ce drame tel que vous l’exprimez, j’y vois  le cœur de votre œuvre.
Jacques, d’après « Regard »

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Mes connaissances littéraires étant scolaires, je découvre un autre moyen d’imaginer un rêve : achever le texte de notre peintre-poétesse qui a vu « à côté de chacun des arbres du parc, un être, en bleu, (qui) se tient immobile ».
Pourquoi le bleu est-il comme ma couleur fétiche ?
Dois-je m’imaginer sortant de la mer comme au début de la vie ?
Sortir de cette eau profonde, salvatrice, d’un bleu profond ?
Et puis, sur les terres apparues, l’apparition de la végétation d’où sont nés ses plus forts, ses plus beaux spécimens que sont les arbres de toutes espèces.
Je crois que si un arbre vaut un homme, cette phrase l’illustre à souhait, sauf que l’être lui n’est pas immobile.
Il l’est pourtant si son ego seul l’emporte de ci de là, par-delà les nécessités naturelles que sont le sens de la communauté (« les arbres  du parc »), le dépassement d’un état qui retrouve la nature.
Ah ! ces dauphins que, cet automne, nous avons vus bondir, nager de concert dans l’immensité bleue !
Jacques, prolonger le texte de Cécile Miguel

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Tout au fond… mais tout au fond d’un creux de vague, dansant au gré du vent, se prélassait un petit… très petit baleineau.
Sans cesse et avec beaucoup d’application, il se chantait de douces chansons, celles que lui chuchotait sa maman.
La peur de l’écume blanche qui virevoltait au-dessus de son être lui faisait perdre la tête, au point d’en oublier ses parents.
Il fredonnait et fredonnait, très bas, rien que pour lui, tout au fond de l’eau…toujours les mêmes rengaines à s’en noyer le cerveau.
La brume de dentelle s’en allait et s’en revenait, continuellement, au rythme des flots teintés de bleu et d’argent.
Quand, tout à coup, tel un bruit de tonnerre, un autre chant, celui de sa mère, le fit sursauter très haut, oui, très haut.
Tellement haut, au-delà des vagues et de leur écume, jusqu’au berceau d’un rêve, celui d’un tout petit… mais très petit baleineau.

Michelle, d’après un rêve

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« Le Démon Pluriel dans un Monde Absurde »
Cette figure aux yeux noirs cernés de bleu clair semble regarder vers la planète qui est remplie d’autres visages.  Ce sont des hommes qui protestent, des humains de toutes nations, bien réels… Sa figure étrange semble ricaner.  Elle se dit : « Où vont-ils ? » Il n’y a plus de place.  Parfois des perches empêchent les protestataires de continuer leur chemin. Malgré tout, ils font partie du même monde que nous.  L’homme qui les observe de plus en plus est démoniaque et ricane….
Monique, d’après « Regard »

 

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« L’unique meuble, une haute commode en bois fruitier, bien ciré, contraste avec la désolante vétusté de cette maison en ruines ouverte à tous les vents…. »
Je pénètre dans cette ancienne demeure.  J’imagine comment on pourrait procéder pour que cet endroit devienne vivable.  Il faudrait une porte d’entrée du même style que le meuble.  Je repense à une famille de fermiers qui occupaient une ancienne ferme.  Ils avaient accumulé des anciens panneaux de garde-robe.  Avec ce matériel, on pourrait façonner une belle porte. Puis, on consoliderait les murs.  Ils pourraient être décorés de peintures surréalistes.  Je m’inspirerais de l’œuvre de Cécile Miguel.  Ainsi, ce serait une maison où l’on rêverait.  Les enfants seraient attirés par les explosions de couleurs et y verraient un monde à eux.  Les peintures plus sombres et plus énigmatiques attireraient les regards des adultes qui imagineraient des personnages éphémères dans cet univers hors du commun.
Monique, prolonger la phrase de Cécile Miguel

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