Notre soirée Coups de cœur

Riche soirée « coups de cœur de lecture » ce 22 novembre. Vingt-deux Oxymoriens, dont plusieurs nouveaux membres, ont en effet participé à cette rencontre conduite par Christine Lignoul.

 

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Parmi la vastitude de la littérature, c’était un choix forcément subjectif.  En effet, il s’agissait, sans en divulguer l’entièreté, de donner l’envie de lire des œuvres qui avaient résonné en nous d’une façon ou d’une autre par l’originalité de leur écriture ou du sujet, ou encore par la trame de leur histoire.

Six livres ont ainsi été commentés par Siska, Marcelle, Michel, Claudine, Mady et Christine.

 

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Siska présente :

« lait et miel », recueil de poésie de la jeune Indo-Canadienne Rupi Kaur traduit en français par Sabine Rolland.  Construit autour de courts poèmes en prose, sans majuscule, lait et miel parle de survie, de l’expérience de la violence, de l’amour, de la perte et de la féminité.  Véritable phénomène de la société actuelle, sur Instagram et dans des salles de concert pleines à craquer, des millions de fans sont suspendus aux lèvres de Rupi Kaur qui porte le titre de « poète le plus vendu ».

 

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Michel présente :

La vraie vie, d’Adeline Dieudonné, auteure belge.  Meilleur premier roman de la rentrée littéraire 2018.  Prix Goncourt des lycéens.  Prix Renaudot des lycéens. « C’est un pavillon qui ressemble à tous ceux du lotissement. Ou presque.  Chez eux, il y a quatre chambres. La sienne, celle de son petit frère Gilles, celle des parents, et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier.  La mère est transparente, amibe craintive, soumise aux humeurs de son mari… »

 

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Marcelle présente :

Le jour d’avant, de Sorj Chalendon, journaliste et écrivain français né à Tunis.  Histoire d’un livre.  En 1974, l’écrivain, alors journaliste à « Libération », a été marqué par la catastrophe de Liévin et ses 42 mineurs morts.  Longtemps différé, « Le Jour d’avant »leur rend hommage.

 

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Claudine présente :

De l’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles, fiction de Jean-Michel Guenassia, « Moi, je me plais dissimulé dans le clair-obscur. Ou  perché tout en haut, comme un équilibriste au-dessus du vide. Je refuse de choisir mon camp, je préfère le danger de la frontière. Si un soir, vous me croisez dans le métro ou dans un bar, vous allez obligatoirement me dévisager, avec embarras, probablement cela vous troublera »

 

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Mady présente :

Un fauteuil sur la Seine, passionnant essai d’Amin Maalouf paru en 2016.  L’auteur nous fait vivre quatre siècles d’histoire de France, à travers les dix-huit « Immortels » qui l’ont précédé au vingt-neuvième fauteuil de l’Académie française, de Pierre Bardin à Claude Levi-Strauss en passant par Florian, Renan, Montherlant…

 

Christine et Kika à l'avant-plan

Piranha, roman policier (premier volet d’un « diptyque ») de Roberto Saviano, traduit de l’italien par Vincent Raynaud.  Naples, quartier de Forcella.  Nicolas Fiorillo vient de donner une leçon à un jeune homme qui a osé « liker » des photos de sa copine sur les réseaux sociaux.  Pour humilier son ennemi, Nicolas n’est pas venu seul, il s’est entouré de sa bande, sa paranza : ils ont entre dix et dix-huit ans, ils se déplacent à scooter, ils sont armés et fascinés par la criminalité et la violence.  Leurs modèles sont les super-héros et les parrains de la camorra.

 

 

 

Après le verre de l’amitié comme le veut la coutume, l’échange des dernières nouvelles et le rappel des activités futures, Paul a commenté l’attribution des prix littéraires.

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  • Le Goncourt, attribué au deuxième roman de Nicolas Mathieu, Leurs enfants après eux (Actes Sud).  Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l’Est de la France, des hauts fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a 14 ans, et avec son cousin, « ils s’emmerdent comme c’est pas permis… »

  • Le Renaudot, attribué à Valérie Manteau pour Le Sillon. Récit d’inspiration autobiographique où l’auteure raconte son enquête sur les traces du journaliste d’origine arménienne   Hrant Dink, assassiné en 2007. Valérie Manteau vit entre Marseille et Istanbul.

  • L’Interallié attribué à Thomas Reverdy pour L’hiver du mécontentement (Flammarion). Où Margaret Thatcher rencontre Shakespeare pour le meilleur et pour le pire.

Texte : Siska Moffarts
Photos : Michel Gelin

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