Les expressions corporelles

Les expressions corporelles, c’était le thème de notre jeu d’écriture proposé lors de la réunion mensuelle de septembre.

Voici quatre textes qui nous sont parvenus.  Bonne lecture !

Histoire de pied

Hier soir j’ai pensé :  il faut obéir au doigt et à l’œil, Bernadette !  À l’Oxymore tu n’y seras pas, mais ça n’empêche !  Fais ton devoir !  Un peu d’huile de coude, parbleu !  Saisis ton travail à bras le corps!  Tu ne le feras pas en un clin d’œil mais essaie, bon sang !  Ne reste pas les bras croisés !

Et voilà !  Ce matin je suis à pied d’œuvre. (Et de pied, parlons-en! Hi hi!)

Je travaille d’arrache-pied dans mon divan car c’est devenu mon pied-à-terre, et je ne dirais pas que c’est le pied !  Imaginez : je n’ai plus mis les pieds dehors depuis deux semaines,  je me lève du pied gauche  (bien obligée !) donc je suis de mauvais poil !  Heureusement je retombe vite sur mes pieds mais, malgré tout, j’ai l’impression de casser les pieds de mon entourage….

Mais je reste pieds et poings liés : « Vous devez vous reposer beaucoup, Madame ! »
(Il ne se mouche pas du pied celui-là, avec son veston pied-de-poule !)   » Je vous attends de pied ferme dans un mois ! » Je ferai de mes pieds et de mes mains pour l’écouter.  Il a les pieds sur terre ce toubib, c’est une grosse tête !

Conclusion : je garderai la tête sur les épaules et…

Les doigts de pieds en éventail !!!!

NADpied

Bernadette Pirotte.

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LA COURSE EN TETE

 velo michel

J’avais entendu, de bouche à oreille, que Monsieur Van Machin, administrateur de l’association V.T.T. locale qui a les reins solides,  et qui par parenthèses ne rate aucune occasion de faire de son nez, avait organisé une course dans nos parages.
On avait donc sélectionné une quinzaine de têtes de pipe, jeunes à l’air crâne plutôt casse-cou dont la mission était de parcourir au plus vite un terrain semé d’embûches. Van Machin se croyait sorti de la cuisse de Jupiter et s’était déjà colleté avec le délégué fédéral pour une question de sécurité. Mais celui-ci, tout aussi autoritaire (cela se voyait comme le nez au milieu de la figure) et qui n’avait pas la langue de bois, l’avait envoyé sur les roses. Quelques têtes brûlées, sans cervelle, s’étaient élancés dans l’aventure connaissant mal le club en proie à des luttes intestines côté administratif. Ainsi sans préparation, à jeun et l’estomac dans les talons Gilbert X,  malgré sa mère qui se faisait un sang d’encre et s’était torturé les méninges pour le distraire de sa passion, faisait front aux meilleurs grimpeurs dans le col d’Annette et Lubin. La descente vertigineuse dans les méandres des montagnes russes fut le cadre d’un désastre. Au cours d’un tête-à-queue qui l’envoya cul par dessus tête, l’imprudent perdit connaissance. Il s’éveilla claquant des dents, marmonnant des prières où « le fruit de vos entrailles » apparaissait de façon récurrente. Prévenue, sa pauvre mère déjà sur les genoux de ses nombreuses veilles ne faisait que répéter que son fils était le meilleur et que personne ne lui arrivait à la cheville. C’était peut-être vrai à vue de nez mais le fait est que l’équilibre était son talon d’Achille. Deux infirmiers, des hommes à poigne, et qui avaient à l’œil ce concurrent fragile, s’époumonèrent pour le ramener à la vie cependant que le sieur Van Machin du haut de son œil-de-bœuf ne perdait rien de la scène.

Michel Gelin

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UNE PRISE de TETE

Je vous préviens, c’est une histoire qui n’a ni queue ni tête ;  c’est même complètement tiré par les cheveux.  Je me suis creusé les méninges, j’ai travaillé d’arrache-pied. Je croyais que j’y arriverais les doigts dans le nez.
N’allez surtout pas penser que je prenne les choses par-dessus la jambe.
Bien au contraire, j’ai sué sang et eau, je me suis fait un sang d’encre.  Sans parler des cheveux blancs, vous avez vu ?  Mais  voilà !  Je suis tombée sur un os.

Mon petit doigt me dit que vous vous demandez où je veux en venir et ce que j’ai dans le crâne. Je vais vous le dire, mais je ne sais sur quel pied danser, et comment vous l’avouer : j’en ai plein le dos ! Voilà !  Je me suis mis le doigt dans l’œil, jusqu’au coude, et ça me crève le cœur.  Je me sens mal dans ma peau.  Et si j’avais quelque chose à boire, je ferais cul-sec, et je me saoulerais la g…

Pardon ! Mais je ne vais pas me mettre à genoux pour ce gros mot…
Pourtant ça saute aux yeux que j‘ai les nerfs à vif !mauvaise humeur

 

Bon ! J’arrête de vous casser les pieds, et c’est avec des larmes dans la voix
que je passe la main.

Mady Pirotte.

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Une vraie tête de cochon

pig-

Il se croit sorti de la cuisse de Jupiter.
Il ne se laisse jamais marcher sur les pieds, et son point de vue c’est œil pour œil, dent pour dent.
Pour un rien, la moutarde lui monte au nez.   Il veut être obéi au doigt et à l’œil.
En un tour de main, il broie ceux qui lui résistent, tombant à bras raccourcis sur ceux qui refusent de se mettre à genoux. Une vraie peau de vache.

Malgré ses coups de sang qui lui font dresser les cheveux sur la tête, on n’arrive jamais à le prendre la main dans le sac, car il a un visage à deux faces et ment comme un arracheur de dents.

Et si vous ne le considérez pas comme le nombril du monde, il aura une dent contre vous. En vraie langue de vipère, il cassera du sucre sur votre dos et si vous le critiquez, vous pourrez vous mettre la rate au court-bouillon !

De bouche à oreille : plutôt que de le regarder dans le blanc des yeux, prenez les jambes à votre cou et  courez ventre à terre loin, très loin ou … faites le gros dos.

Marcelle Melchior.

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